mardi 4 février 2014

Ne pas confondre : décollation, décollement et décollage

Décollation, décollement, décollage... Zut, lequel employer ?

Décollation : (vieux français) Action de trancher le cou, de couper la tête. (Larousse)

Décollement : Action de décoller, de se décoller, fait d'être décollé (Larousse)

Décollage : Action, fait de décoller, de se décoller.
Action de sortir de la stagnation, de se développer ; démarrage.
Action de décoller, de quitter le sol, en parlant d'un avion, d'un hélicoptère, d'une fusée. (Larousse)

On connaît tous le décollage. Facile. Il ne viendra à l'idée de personne de parler de décollement d'un avion. Encore moins d'une décollation ! On pourrait vous accuser d'avoir perdu la tête !
On dira des oreilles de son voisin qu'elles sont décollées ou que ce brave homme souffre d'un décollement des oreilles (et non d'un décollage).
Quant à subir une décollation, c'est une toute autre histoire...

Le doute peut donc subsister entre décollage et décollement. Pour faire simple, on dira que le décollage induit une action, alors que le décollement est plutôt lié à un état.
Prenons un exemple :

Le décollement du papier peint à certains endroits de ce mur m'a incité à entreprendre le décollage complet de la tapisserie en vue de la remplacer.

Subtile, la langue française ? Je veux, mon neveu !


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