Accentuation des majuscules


(Article déjà publié en février 2013. Méritait donc un petit rafraîchissement !)


Cela va sans dire, et pourtant... Force est de constater que la majuscule accentuée est en voie de disparition. Or l'accent a pleine valeur orthographique dans la langue française. Anglicisation sournoise ou flemme généralisée ?

Petit (non, grand !) retour en arrière : école primaire, années 60-70. À une époque de la vie où l'on prend, ou pas, le virage de l'orthographe et de la lecture. Je me souviens bien de cet apprentissage un peu particulier qui consistait à calligraphier les lettres majuscules... et à les accentuer lorsque cela s'imposait. Ce n'est que bien plus tard que, par souci de rapidité d'écriture (la prise de notes et la calligraphie n'ont jamais fait bon ménage), les majuscules "d'imprimerie" se sont généralisées.

Soit, mais de là à escamoter l'accent sur le A qui débute une phrase, par exemple... Personnellement, je me force à le mettre. Et vous ? Bref, il y a une autre raison pour expliquer, à mon humble avis, ce qui reste une faute d'orthographe.

Un petit coup d'œil à nos chers claviers d'ordinateurs. Regardez. Avez-vous trouvé le "À" ? Et le "É" ? Non. Si vous êtes soucieux d'accentuer vos majuscules, il va falloir faire un petit effort pour afficher un "À" à l'écran. À moins de disposer d'un MAC (non, non, pas de pub déguisée ici ! Je travaille indifféremment avec un PC ou un MAC, et je peux donc en parler en toute connaissance de cause), dont le clavier permet d'accentuer très facilement les majuscules.

Voici donc le coupable ! Le clavier de nos PC, issu du monde anglo-saxon, ne fait vraiment pas la part belle aux majuscules accentuées de la langue française. Mais est-ce le seul responsable ?

Honnêtement, hormis pour les personnes qui sont amenées à respecter scrupuleusement les règles de l'orthographe et qui maîtrisent, de ce fait, les raccourcis clavier (si le dit clavier ne permet pas de taper directement la lettre souhaitée), pour le commun des mortels, en revanche, taper un "A" en lieu et place du "À" ne porte pas plus à conséquence que cela. D'ailleurs, il suffit de prendre le premier journal ou magazine venu pour se rendre compte que cette "flemme" est très largement répandue !

Combat d'arrière-garde ? Je ne crois pas. Et défendre la majuscule accentuée, c'est aussi défendre notre chère langue.


Bonne année 2025


À vous tous qui venez, souvent ou de temps en temps, sur ce blog,
à vos proches, vos amis et tous ceux qui comptent pour vous,
je présente mes vœux les plus chaleureux de bonheur, de bonne santé et de réussite.

Bonne année 2025 !

Dictons de décembre


  • Décembre trop beau, été dans l'eau. 
  • En décembre, pour que l'année aille comme il se doit, il convient que les champs s'enneigent par deux fois.
  • Gelée blanche au décours, signe de pluie sous trois jours.
  • Neige avant Noël, fumier pour le seigle.
  • Un mois avant et après Noël l'hiver se montre plus cruel.
  • Vert Noël, blanches Pâques.
  • Quand secs sont les Avents, abondant sera l'an.
  • Décembre aux pieds blancs s'en vient : an de neige est an de bien.
  • Si décembre est sous la neige, la récolte elle protège.
  • Noël au balcon, Pâques au tison.
  • En décembre, fait du bois et endors-toi.
  • En décembre, journée courte, longue nuit ; l'abeille se tait, le jonc gémit.


Je veux être pilote

Nous fêtons ce 22 novembre 2024 le 70e anniversaire de l'aviation légère de l'armée de Terre (ALAT). L'occasion de "remonter" cet article...

Compte tenu de mon passé professionnel (ancien pilote d'hélicoptère de combat), j'aime beaucoup ce petit texte.
Qu'il soit réellement l'œuvre d'un enfant de 10 ans, je ne peux toutefois pas le certifier...

Je serai pilote quand je serai grand parce que c'est un métier amusant et facile. C'est pour ça qu'il y a beaucoup de pilotes aujourd'hui.
Les pilotes ne vont pas à l'école longtemps, ils doivent simplement apprendre à lire les chiffres pour pouvoir lire les instruments. Je pense qu'ils doivent aussi savoir lire une carte routière pour ne pas se perdre.
Les pilotes doivent être braves pour ne pas avoir peur s'il y a du brouillard et qu'ils ne peuvent rien voir ou si une aile ou un moteur dégringole, ils doivent rester calmes pour savoir quoi faire.
Les pilotes doivent avoir de bons yeux pour voir à travers les nuages et n'ont pas peur des éclairs et du tonnerre parce qu'ils en sont plus près que nous.
Le salaire des pilotes est aussi une chose que j'aime. Ils ont plus d'argent qu'ils ne peuvent dépenser. C'est pourquoi les gens croient que voler c'est dangereux, sauf les pilotes qui savent que c'est facile.
Il n'y a pas grand chose que je n'aime pas, excepté que les filles et toutes les hôtesses veulent les épouser et qu'ils sont obligés de les chasser pour qu'elles ne les ennuient pas.
J'espère que je serai pas malade en l'air, car je suis malade en voiture, et si je suis malade en avion, je ne serai pas pilote et alors il faudra que j'aille travailler.
Un écolier de 10 ans

11 Novembre. N'oublions pas

11 novembre 1918, 11 heures.

Fin officielle d'une guerre sans équivalent jusque-là dans l'histoire de l'humanité. Une guerre de quatre ans, mondiale, tellement dévastatrice que l'on est persuadé qu'il n'y en aura plus jamais d'autres comme celle-là.
N'oublions pas. N'oublions jamais.
Il n'y a plus d'ancien combattant survivant depuis 2011. C'était un Britannique. Le dernier "poilu" français est mort, quant à lui, en 2008.
Désormais, le 11 Novembre commémore tous les hommes et femmes qui se sont battus ou se battent encore pour la France.
Onze heures.
Un grand silence, un grand étonnement.
Puis une rumeur monte de la vallée, une autre lui répond de l'avant. C'est un jaillissement de cris dans les nefs de la forêt. Il semble que la terre exhale un long soupir. Il semble que de nos épaules tombe un poids énorme. Nos poitrines sont délivrées du cilice de l'angoisse : nous sommes définitivement sauvés.
Cet instant se relie à 1914. La vie se lève comme une aube. L'avenir s'ouvre comme une avenue magnifique. Mais une avenue bordée de cyprès et de tombes. Quelque chose d'amer gâte notre joie, et notre jeunesse a beaucoup vieilli.
Gabriel Chevallier, La peur
Je soutiens le Bleuet de France