Poème (drôle) d’Alphonse Allais


En ce jour de saint Valentin, et histoire de sortir un peu des sentiers battus, voici un poème d’Alphonse ALLAIS qui savait jouer avec la langue française, pour notre plus grand bonheur…


Complainte amoureuse

Oui, dès l'instant que je vous vis,
Beauté féroce, vous me plûtes;
De l'amour qu'en vos yeux je pris,
Sur-le-champ vous vous aperçütes.

Mais de quel air froid vous reçûtes
Tous les soins que pour vous je pris !
Combien de soupirs je rendis !
De quelle cruauté vous fûtes !
Et quel profond dédain vous eûtes
Pour les vœux que je vous offris!

En vain je priai, je gémis,
Dans votre dureté vous sûtes
Mépriser tout ce que je fis.
Même un jour je vous écrivis
Un billet tendre que vous lûtes,
Et je ne sais comment vous pûtes
De sang-froid voir ce que je mis.

Ah! fallait-il que vous me plussiez,
Qu'ingénument je vous le disse,
Qu'avec orgueil vous vous tussiez !

Fallait-il que je vous aimasse,
Que vous me désespérassiez,
Et qu'en vain je m'opiniâtrasse,
Et que je vous idolâtrasse
Pour que vous massassinassiez !

Alphonse Allais (1854-1905)

Bonne année 2026

Chers lecteurs et amoureux de la langue française, veuillez accepter mes vœux les plus sincères de bonne et heureuse année 2026.

Que celle-ci vous apporte santé, bonheur et réussite.

Et encore merci de me faire l'insigne honneur de visiter ce blog !

Joyeux Noël

À tous les lecteurs de ce blog et à leurs proches, je souhaite un très joyeux Noël. Que cette journée vous soit douce et remplie de bonheur.

Noël n'est pas un jour ni une saison, c'est un état d'esprit.
John Calvin Coolidge