Du ou dû ?

Encore une histoire de chapeau...
Première chose : il ne faut pas confondre l'article "du" (contraction de "de le", sans accent circonflexe) et le participe passé masculin singulier  du verbe devoir, "", lequel ne doit pas être confondu avec le nom "". Notez que "" peut aussi être adjectif, mais l'accent circonflexe n'apparaît que dans la forme masculin singulier (tout comme le participe passé dont il est dérivé).

Quelques exemples :

- Article :
Je reprendrais bien du vin (que l'on pourrait remplacer par de la bière).

- Nom :
Je viens réclamer mon (mes dûs).

- Participe passé :
Mon ami appréciant particulièrement le vin, j'ai ouvrir une bouteille supplémentaire (on peut remplacer "dû" par "pu" ou "voulu").

- Adjectif :
Ce vin lui est , car il l'a payé.
Cette bouteille lui est due (ces bouteilles lui sont dues).

C'est bon, vous vous y retrouvez ? Alors vous prendrez bien un verre du vin cité dans cet article que j'ai dû écrire et qui vous est dû. Car tel est votre dû après avoir eu le courage de lire ces lignes. Mais si vous préférez de la bière, j'en ai aussi...

Liberté

Liberté, Égalité, Fraternité. Telle est la devise de la République française. Nous fêtons aujourd'hui le 14 Juillet, il est peut-être de circonstance de vous proposer ce célèbre poème de Paul ÉLUARD, écrit en 1942.


Liberté

Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable de neige
J'écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom

Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom

Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom

Sur chaque bouffées d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J'écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom

Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes raisons réunies
J'écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J'écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J'écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attendries
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom

Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom

Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté

Bonne fête les mamans !

Je souhaite une très belle fête à toutes les mamans qui passent par ici, et je les embrasse à défaut de pouvoir serrer la mienne dans mes bras.
Que ce jour vous soit doux et rempli de bonheur (le seul jour de l'année où on peut se permettre de vous offrir un collier de nouilles).
Voici, en guise de cadeau, un petit texte qu'il est peut-être encore temps d'apprendre par coeur pour le réciter à votre maman adorée au moment du dessert :

Pour ma maman que j’aime
J’ai mis dans un poème
Un « a », un « i », un « m »
Un « e » pour dire « je t’aime »

Un « a » au chocolat
Un « i » à la chantilly
Un « m » avec de la crème
Un « e » très amoureux

Et j’ai fait un gâteau
Que nous mangerons bientôt
En récitant ce poème
Pour ma maman que j’aime