mardi 7 juin 2022

Ne pas confondre : foi, foie et fois

Dans la série "pourquoi l'orthographe du français est-elle si compliquée et souvent illogique", je vous présente le trio infernal foi, foie et fois. Amis francophones et francophiles, accrochez-vous : car, ma foi, il y a des fois ou ça vous fiche les foies !
Regardons de plus près ces trois mots piégeux à souhait :
- La foi (la foi religieuse, par exemple) est un mot féminin... Mais il ne prend pas de e final. Bien.
- Le foie (le foie gras, par exemple) est un mot masculin... Mais il prend un e final ! Ah.
- Fois (Il était une fois...) est un mot féminin... Mais qui ne prend pas de e final et s'écrit toujours, en outre, avec un s. Fichtre !
Comment voulez-vous, dans ce genre de situation, vous y retrouver ?
Peut-être, justement, en gardant à l'esprit les remarques ci-dessus.
Et si, à l'issue du réveillon de Noël, vous écrivez que vous avez eu une crise de foie, cela n'aura pas tout à fait le même sens que d'affirmer que vous avez eu une crise de foi...

Ah, j'allais oublier :
Foix est une ville, pas le pluriel de foi. Et ses habitants sont les Fuxéen(ne)s. Enfin, et je conclurai opportunément mon billet là-dessus, vous connaissez forcément la comptine suivante :

Il était une fois
Une marchande de foie
Qui vendait du foie
Dans la ville de Foix

Elle se dit ma foi
C'est la première fois
Et la dernière fois
Que je vends du foie
Dans la ville de Foix

À apprendre par cœur par celles et ceux qui sont fâchés avec l'orthographe de ces homophones.


mardi 12 avril 2022

La langue française vue par Samuel Taylor Coleridge

 

Le français est peut-être le langage le plus limpide et le plus précis du monde.

Samuel Taylor COLERIDGE (1772-1834)

jeudi 13 janvier 2022

Citation de Jean GIONO

Jean Giono
Lire au lit, dans le silence, la paix, la chaleur et la lumière la mieux adaptée est un des plus grands plaisirs de la terre.

Jean GIONO (1895-1970)

samedi 1 janvier 2022

Bonne année 2022

Bonne année à toutes les choses,

Au monde, à la mer, aux forêts.

Bonne année à toutes les roses

Que l’hiver prépare en secret. 

Bonne année à tous ceux qui m’aiment

Et qui m’entendent ici-bas.

Et bonne année aussi, quand même,

À tous ceux qui ne m’aiment pas. 

Rosemonde Gérard (1871-1953)

 

jeudi 2 décembre 2021

Austerlitz

(Article déjà publié le 2 décembre 2014)

Depuis 1805, les saint-cyriens fêtent la victoire d'Austerlitz (et y associent d'ailleurs tous les officiers, quelle que soit leur origine). Cette fête traditionnelle s'appelle le 2S : 2 pour le jour, le S étant celui du mot AUSTERLITZ (pour plus d'explications à ce sujet, voir ici).
Voici donc le discours prononcé par Napoléon à l'issue de cette bataille :

Soldats,
Je suis content de vous. Vous avez à la journée d'Austerlitz, justifié tout ce que j'attendais de votre intrépidité ; vous avez décoré vos aigles d'une immortelle gloire. Une armée de cent mille hommes, commandée par les Empereurs de Russie et d'Autriche, a été, en moins de quatre heures ou coupée ou dispersée. Ce qui a échappé à votre fer s'est noyé dans les lacs. Quarante drapeaux, les étendards de la garde impériale de Russie, cent vingt pièces de canon, vingt généraux, plus de trente mille prisonniers, sont le résultat de cette journée à jamais célèbre. Cette infanterie tant vantée, et en nombre supérieur, n'a pu résister à votre choc, et désormais vous n'avez plus de rivaux à redouter. Ainsi, en deux mois, cette troisième Coalition a été vaincue et dissoute. La paix ne peut plus être éloignée, mais, comme je l'ai promis à mon peuple avant de passer le Rhin, je ne ferai qu'une paix qui nous donne des garanties et assure des récompenses à nos alliés.
Soldats, lorsque le peuple français plaça sur ma tête la couronne impériale, je me confiai à vous pour la maintenir toujours dans ce haut éclat de la gloire qui seul pouvait lui donner du prix à mes yeux. Mais dans le même moment nos ennemis pensaient à la détruire et à l'avilir ! Et cette couronne de fer, conquise par le sang de tant de Français, ils voulaient m'obliger à la placer sur la tête de nos plus cruels ennemis ! Projets téméraires et insensés que, le jour même de l'anniversaire du couronnement de votre Empereur, vous avez anéanti et confondu ! Vous leur avez appris qu'il est plus facile de nous braver et de nous menacer que de nous vaincre.
Soldats, lorsque tout ce qui est nécessaire pour assurer le bonheur et la prospérité de notre patrie sera accompli, je vous ramènerai en France ; là vous serez l'objet de mes plus tendres sollicitudes.
Mon peuple vous recevra avec joie et il vous suffira de dire, "j'étais à la bataille d'Austerlitz" pour que l'on réponde, "voilà un brave".