Affichage des articles dont le libellé est Ne pas confondre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ne pas confondre. Afficher tous les articles

Balade ou ballade ?

Encore une confusion courante, à laquelle il convient de tordre le cou définitivement !

Balade ne prend qu'un seul L lorsqu'il s'agit de la promenade.
Ex : Ce soir, au soleil couchant, nous irons faire une petite balade sur la plage.

Ballade prend 2 L lorsqu'il s'agit d'un poème, ou d'un morceau de musique.
Ex : Ce soir, après notre balade sur la plage, je composerai une ballade à notre amour.
Ex : La ballade des gens heureux (titre d'une chanson de Gérard Lenorman, qui fit un carton en 1976).

Rien de compliqué, donc...
Et hop ! Encore un petit billet facile à digérer en période estivale !

Entrer et rentrer

(Billet déjà publié en août 2022, et légèrement actualisé)

Je ne vais pas vous faire un fromage de cette confusion de plus en plus courante (je la retrouve régulièrement dans mon journal quotidien local, qui en outre brille de moins en moins par la qualité de la syntaxe et de l'orthographe de ses journalistes), mais ça vaut tout de même la peine d'en faire un petit billet.

Je vous fais grâce de la définition du verbe entrer. Pour ce qui est de rentrer, si l'acte de se déplacer de l'extérieur vers l'intérieur est le même, il y a toutefois la notion supplémentaire et non négligeable d'entrer à nouveau.

Ainsi, on ne dira pas :
l'air rentre par la fenêtre mais l'air entre par la fenêtre.
Sauf si on a précisé auparavant qu'il était sorti par la porte, évidemment. Subtil, certes, mais on comprend ici que le contexte est important.

À quelqu'un qui frappe à votre porte vous direz "Entrez !". La maman qui appelle ses enfants en train de jouer dehors dira "Rentrez à la maison !"

On retrouve cette différence avec les mots entrée et rentrée.
On parle ainsi de rentrée scolaire, puisque l'on retourne à l'école après les vacances. Je n'irai pas titiller les drosophiles en faisant remarquer que pour les enfants qui vont à l'école pour la première fois, il faudrait donc parler d'entrée scolaire...

Ne pas confondre : foi, foie et fois

Dans la série "pourquoi l'orthographe du français est-elle si compliquée et souvent illogique", je vous présente le trio infernal foi, foie et fois. Amis francophones et francophiles, accrochez-vous : car, ma foi, il y a des fois ou ça vous fiche les foies !
Regardons de plus près ces trois mots piégeux à souhait :
- La foi (la foi religieuse, par exemple) est un mot féminin... Mais il ne prend pas de e final. Bien.
- Le foie (le foie gras, par exemple) est un mot masculin... Mais il prend un e final ! Ah.
- Fois (Il était une fois...) est un mot féminin... Mais qui ne prend pas de e final et s'écrit toujours, en outre, avec un s. Fichtre !
Comment voulez-vous, dans ce genre de situation, vous y retrouver ?
Peut-être, justement, en gardant à l'esprit les remarques ci-dessus.
Et si, à l'issue du réveillon de Noël, vous écrivez que vous avez eu une crise de foie, cela n'aura pas tout à fait le même sens que d'affirmer que vous avez eu une crise de foi...

Ah, j'allais oublier :
Foix est une ville, pas le pluriel de foi. Et ses habitants sont les Fuxéen(ne)s. Enfin, et je conclurai opportunément mon billet là-dessus, vous connaissez forcément la comptine suivante :

Il était une fois
Une marchande de foie
Qui vendait du foie
Dans la ville de Foix

Elle se dit ma foi
C'est la première fois
Et la dernière fois
Que je vends du foie
Dans la ville de Foix

À apprendre par cœur par celles et ceux qui sont fâchés avec l'orthographe de ces homophones.


Ne pas confondre : rapetisser et rapetasser

Entre rapetisser et rapetasser, il n'y a jamais qu'une voyelle de différence. Mais tout un monde quant à la signification.

On ne va pas s'appesantir sur le sens de rapetisser. Quoique. Rappelons tout de même qu'il y a deux verbes rapetisser : l'un est transitif (réduire quelque chose), l'autre est intransitif (nous sommes début juillet mais les jours rapetissent déjà). Rien de méchant, donc.

Le verbe rapetasser est nettement moins courant et il n'y aurait rien de choquant à ce que vous n'en connaissiez pas précisément le sens.
Appartenant plutôt au langage familier, il signifie raccommoder grossièrement (vêtements, chaussures, ...). Un autre sens, moins connu encore, est celui de retoucher partiellement un texte... Ce qu'il m'arrive de faire.
Il peut donner quelques couleurs à un propos ou un discours, aussi sérieux soit-il, comme nous le montre cette citation de Georges Clémenceau :
Rapetassera-t-on, ou ne rapetassera-t-on pas ? Tous les rapetasseurs sont à l'œuvre. Avec d'anciens ministres éculés, on peut faire, paraît-il, une jolie paire de chaussures neuves à la mesure de tous les pieds.
Sur ce, je m'en vais rapetasser l'article de demain.

Ne pas confondre : étique et éthique

Étique ou éthique ? J'en vois qui se grattent la tête et tiquent. Et d'autres qui découvrent un mot dont ils ne soupçonnaient même pas l'existence. Et toc.

Commençons par le plus connu :
éthique : (nom féminin) Partie de la philosophie qui envisage les fondements de la morale. Ensemble des principes moraux qui sont à la base de la conduite de quelqu'un. (adjectif) Qui concerne la morale. (Larousse en ligne)

Le problème avec ce mot, c'est le H. Car son oubli donne étique, qui signifie décharné, rachitique.

Le moins que l'on puisse dire est qu'on rencontre ou utilise assez rarement le deuxième. D'ailleurs, vous brillerez sur les réseaux sociaux (ou ailleurs) en arrivant à le placer dans une phrase ou une expression de votre cru !
Quant à ceux qui ont tendance à oublier le H du mot éthique : débarrassez-vous définitivement de ce fâcheux tic !

Ne pas confondre : censé et sensé

Censé ou sensé ?
Ces deux-là, on n'a pas fini de les confondre ! Et si vous êtes fâchés avec leur orthographe, lisez ce qui suit, j'ai peut-être le remède qu'il vous faut...

Revenons d'abord aux définitions.
Censé : verbe passif, utilisé avec l'auxiliaire être. Nous vient du vieux verbe français censer, qui signifiait aviser. Être censé faire quelque chose, c'est être supposé le faire. Nul n'est censé ignorer la loi : nul n'est supposé ignorer la loi.

Sensé : adjectif qui signifie réfléchi, qui a du bon sens. Des paroles sensées : des paroles réfléchies, de bon sens.

Et maintenant, voici quelques trucs mnémotechniques pour vous y retrouver. Vous utiliserez celui qui vous convient le mieux.
- Si on peut remplacer censé par supposé, alors c'est bien un c.
- Si on peut remplacer sensé par de bon sens, alors c'est bien un s. Comme le mot sens.
Et le meilleur pour la fin, car de mon cru :
Quand c'est sensé, ce n'est pas c** (mot trivial dont un synonyme pourrait être idiot), donc pas de c mais bien un s !

Voilà, toutes ces belles paroles a priori sensées sont censées vous aider à faire définitivement la différence entre ces deux mots. Même si la plupart d'entre vous trouvent insensé d'en arriver là.

Aigle : masculin ou féminin ?

Il y a quelque temps, je vous avais parlé du mot foudre, qui pouvait être masculin ou féminin. Eh bien en voici un autre : aigle. Mais cette fois, c'est un rien plus subtil...

Au masculin, tout le monde sait très bien qu'il s'agit de ce magnifique rapace au vol majestueux. Le mot nous vient du latin aquila... Qui a donné aussi l'adjectif aquilin, définissant généralement un nez fin et courbé en bec d'aigle. Tout s'explique !
Notons tout de suite dans un coin que la femelle de l'aigle s'appelle l'aigle. Bien.

Au féminin, il s'agit toujours du même oiseau... Mais en héraldique. Probablement parce que l'origine est liée à la mythologie romaine, dans laquelle l'aigle (femelle) était une divinité mineure, la même qui ornait les enseignes des légions romaines. Napoléon en fit par la suite grand usage et remit au goût du jour les aigles impériales de l'Antiquité.

Bref, retenez qu'en héraldique, le mot aigle est toujours employé au féminin.

Ne pas confondre : gaz et gaze

Aujourd'hui, je vous propose quelques lignes sur ces deux mots à l'orthographe très proche, certes, mais aux sens et origines fort éloignés : gaz et gaze.

Le premier, gaz, nom masculin, nous vient de gas, un mot inventé par le physicien néerlandais Jean-Baptiste Van Helmont au XVIIe siècle. Le "z" a rapidement remplacé le "s" en français pour se fixer définitivement un siècle plus tard.

Le deuxième, gaze, est féminin et nous vient de Gaza, où une étoffe très légère et aérée était tissée. Elle fut importée puis produite à la fin du Moyen Âge en France, et tout particulièrement à Lyon et Paris, sous le nom de gaze.

Un petit moyen mnémotechnique tout bête consiste à faire le rapprochement entre la marque traditionnelle du féminin, le "e" final, avec le fait que gaze est féminin, alors que le gaz est masculin.

Attention : le mot gaz a donné gazer, verbe transitif ou intransitif selon le sens, mais surtout du premier groupe, ce qui implique qu'il prend les terminaisons habituelles (e, es, e). Ainsi, pour dire que tout va bien on utilisera l'expression "ça gaze"... Évidemment, certains auront un peu de mal à saisir l'intérêt de cette remarque, ayant la fâcheuse habitude de confondre "ça" et "sa"... Un peu de gaze sur votre orthographe bien écorchée ?

Ne pas confondre : frai et frais

Un poisson pas frais, ça effraie. Et un poisson pas frais ne peut plus frayer. Et s'il ne fraie pas, il n'y aura pas de frai. Logique.
Tout ça pour dire qu'il y a un monde entre frais et frai !
Je ne m'étendrai pas sur frais, aux multiples sens (du nom à l'adverbe, en passant par l'adjectif, il y aurait de quoi écrire !).

Arrêtons-nous plutôt sur frai, moins connu et donc source de confusions et de fautes d'orthographe.
Comme nous le dit joliment Larousse, frai, nom masculin, désigne "le rapprochement sexuel chez les poissons à fécondation externe". C'est aussi "l'époque à laquelle ce rapprochement a lieu". Le même mot désigne aussi les "œufs de poissons ou d'amphibiens", ou encore les "tout petits poissons (alevins)".
Un sens encore moins connu de ce mot (sauf des numismates) est "l'usure subie par les monnaies par suite de leur circulation".
(Toutes ces définitions sont tirées du Larousse en ligne)
Dans tous ces cas, frai s'écrit sans s au singulier. Et il en prend un au pluriel, bien entendu.

Bref, pas de quoi casser trois pattes à un canard. Buvons frais !

Évidement et évidemment

Quand on "m", on ne compte pas.
Oui enfin, là pour le coup il va falloir compter. Car entre évidement et évidemment, un "m" vous manque et tout fiche le camp ! Y compris la prononciation d'ailleurs :
évidement : evidəmɑ̃ / évidemment : evidamɑ̃
En outre, le premier est un nom, et le deuxième est un adverbe.
Le mot évidament (ou sa variante tout aussi incorrecte évidamant) n'existe pas.
Qu'on se le dise. Ou mieux : qu'on se l'écrive. Car je n'ai aucun truc mnémotechnique à vous proposer.

Ne pas confondre : foudre et foudre

Il y a foudre et foudre. L'un est féminin, l'autre est masculin.

Je rappelle que la foudre, celle qui foudroie, est un mot féminin. Et c'est bien ce mot que l'on retrouve dans le fameux coup de foudre. On la représente en général sous la forme d'un éclair (un zigzag).

Et c'est là qu'interviennent, à ma droite les férus de mythologie et à ma gauche les passionnés d'héraldique, pour nous signaler que ces éclairs sont aussi... masculins !


À ma droite : les éclairs tenus en son poing par Jupiter sont des foudres... Lesquels sont masculins.


À ma gauche : le foudre est un meuble héraldique généralement empiété par une aigle (tiens, aigle au féminin... on en reparlera peut-être un de ces quatre), formé par un faisceau de flammes, avec quatre dards en sautoir.



J'ai gardé le meilleur pour la fin : le foudre est un grand tonneau en bois, d'une contenance de 50 à 300 hl. Santé !



On a fait le tour...
Enfin presque.
Car les plus perspicaces auront noté que la toute première illustration de ce billet n'a pas grand-chose à voir, a priori, avec les éclairs ou les tonneaux. Quoique.
Les spécialistes et autres marins d'eau de mer ont reconnu le TCD "Foudre". J'y ai effectué, personnellement, quelques appontages en hélicoptère, dans une autre vie.
Comme TCD est masculin (transport de chalands de débarquement), Foudre l'est aussi, même s'il s'agit à l'origine de la foudre.

Allez, va petit mousse, le vent te pousse.

Ne pas confondre : fort, for et fors

Fort, for et fors : voici un autre trio d'homophones qui peut poser quelques soucis orthographiques. Et si, en mon for intérieur, je suis convaincu que la plupart d'entre vous saura se sortir haut la main de ces pièges potentiels, il y a fort à parier que ce qui suit va être utile à quelques autres, pour lesquels tout pourrait être perdu, fors l'honneur...

Commençons par le plus "facile" des trois, puisque le plus répandu :
Fort : il y a le nom, l'adjectif et l'adverbe. Je vous renvoie à votre dictionnaire préféré pour y lire toutes les définitions possibles de ce mot.
Truc pour se souvenir qu'il faut un "t" au mot désignant un château : pensez à fortin.
Pour l'adjectif : pensez à son féminin, forte.
Pour l'adverbe, ne pensez pas, retenez : il faut un "t" !

Voyons maintenant les deux autres, beaucoup moins utilisés, et pour cause :

For : il est aujourd'hui essentiellement utilisé dans l'expression "en mon (ton, son, etc.) for intérieur", qui signifie au fond de soi-même. C'est, en quelque sorte, le tribunal de sa conscience. En effet, le mot est emprunté au vocabulaire juridique, le for (extérieur ou externe) désignant l'autorité de la justice humaine s'exerçant sur les personnes et sur les biens. On trouvera aussi le for ecclésiastique, juridiction temporelle de l'Église.
Bref, ce sont là les seuls cas où for s'écrit aussi simplement.

Fors : vieux mot français directement hérité du latin foris. Signifie excepté, hormis. Vous connaissez très certainement le fameux mot attribué à François 1er après la défaite de Pavie, et que j'ai paraphrasé au début de ce billet : "Tout est perdu, fors l'honneur !" Et c'est d'ailleurs, aujourd'hui, un des très rares cas où on retrouve encore ce mot, à l'orthographe quelque peu déroutante.

Trop fort, ce billet...

Ne pas confondre : foret et forêt

La fâcheuse tendance à ne plus accentuer les lettres qui devraient l'être est une source inépuisable de fautes d'orthographe grossières. Ainsi en va-t-il de forêt et foret. Faites le test : tapez foret dans votre moteur de recherche d'images préféré : vous allez obtenir une multitude de photos de... forêts. La première image de foret n'apparaît que loin, très loin dans les résultats proposés.
En français, faut-il encore le répéter, les accents sont primordiaux.
Donc, si vous voulez parler de votre dernière balade dominicale, vous écrirez que la forêt était magnifique. Par contre, si vous nous faites part de vos dernières mésaventures en matière de bricolage du dimanche, vous nous confierez que le foret de 8 à pointe en tungstène vous a permis de massacrer le carrelage de la salle de bains, tout ça pour fixer un vulgaire porte-serviette.
Bref, si vous allez vous promener en forêt, n'oubliez pas votre chapeau...

Ne pas confondre : flan et flanc

Il y a quelques mois déjà, je vous avais pondu un petit billet sur ban et banc.
Voici donc, dans le même genre, flan et flanc. Qui vient de dire que ça ne va pas être de la tarte ?

Comme d'habitude, on saute sur son dico préféré (réellement ou virtuellement) et on lit, pour flanc :
"Partie latérale de l'abdomen de l'homme, située entre les côtes et l'aile iliaque du bassin [...] Partie latérale de tout le corps de l'homme ou de l'animal [...] Partie latérale, côté de certaines choses [...] Côté droit ou gauche d'une formation ou d'un dispositif militaires.[...]".
Bref, vous connaissez.

Quant au flan, bande de petits gourmands, pas besoin d'en faire tout un plat. Vous connaissez aussi. Je vous ai fait, en outre, un petit billet sur la fameuse expression "en rester comme deux ronds de flan" (cliquez, c'est bon pour la culture et le taux de fréquentation du blog !).

Autre expression, "prêter le flanc" : si vous oubliez le "c", un petit malin pourrait vous répondre qu'il ne manquera pas de vous le rendre, mais que son aspect risque fort d'être nettement moins appétissant...

Ne prêtez donc pas le flanc à ce genre d'humour et ne passez plus pour un flan pour avoir confondu ces deux mots...
Soyez vigilant avec ce fichu "c" !

Bilangue, bilingue

Bilangue ou bilingue ?

Bilingue signifie "en deux langues différentes". Une personne parlant couramment français et anglais est bilingue. Mais je ne vous apprends rien, là.

Si vous recherchez bilangue dans un bon dictionnaire de français, vous allez faire chou blanc : ce mot n'existe pas. Vous l'avez pourtant entendu, lu. Moi aussi, et c'est la raison pour laquelle j'ai voulu creuser un peu...

Si j'ai bien compris, ce mot a été inventé par le milieu de l'éducation afin de faire la distinction entre les classes bilingues, dans lesquelles les cours sont dispensés en deux langues (on appelle aussi ces classes les sections européennes), et les classes dites "bilangues", dans lesquelles les élèves étudient deux langues vivantes dès l'entrée en 6e.

J'en conclus donc que bilangue est un mot du jargon de l'Éducation nationale. Il ne peut donc être utilisé que dans le contexte exposé ci-dessus. Sinon, oubliez-le !

Ne pas confondre : filtre et philtre

Filtre ou philtre ? Voici une confusion que l'on rencontre encore, malheureusement. Faites le test avec votre moteur de recherche préféré : vous allez être surpris...

Si le mot filtre ne pose pas de problème orthographique (difficile de faire une faute d'orthographe sur ce mot !) ni de compréhension, il n'en va pas de même avec philtre, moins connu bien que faisant partie de l'imaginaire collectif.
Comme le dit fort justement Julie (la rousse), le philtre est un breuvage préparé selon les règles de la magie ou de la sorcellerie, destiné à inspirer l'amour.
On écrit donc "un philtre d'amour". Quant au "filtre d'amour", je trouve l'image assez intéressante, mais j'ai un peu de mal à visualiser ce que cela peut être. Je vieillis, je vieillis...

Allez, à la demande générale, voici une recette de philtre d'amour. Je ne sais pas si elle est efficace. Un(e) volontaire pour la tester ?
http://www.marmiton.org/recettes/recette_philtre-d-amour_35139.aspx

Ne pas confondre : fard, far et phare

Aujourd'hui, on va faire far fort : trois mots se prononçant de la même manière, mais qui diffèrent par leur orthographe et sont donc de vrais pièges à c...orrecteurs orthographiques intégrés : fardfar et phare.
Allons-y (à l'essentiel pour les définitions ci-dessous).
Fard : c'est le maquillage, le produit cosmétique.
Far : c'est la fameuse pâtisserie bretonne.
Phare : c'est un projecteur de lumière équipant les véhicules. C'est aussi la tour équipée d'un puissant projecteur et servant à guider les navires.

Je n'ai pas de truc mnémotechnique à vous proposer pour vous aider à retrouver la bonne orthographe. Ceci dit, avec un poil de bon sens, on doit y arriver.

Prenons le cas de l'expression "piquer un fard", qui veut dire, pour faire simple, rougir :
- Si vous écrivez piquer un phare, bon courage s'il s'agit de celui de Chassiron. Ce sera peut-être plus facile avec celui d'une voiture. Mais, surtout, vous donnerez à l'expression un sens très "imagé" que vous aurez un peu de mal à expliquer.
- Si vous écrivez que votre tante bretonne a piqué un far dans la boulangerie de son village armoricain, il faudra vous attendre à donner quelques explications à vos lecteurs (et à votre tante) sur le sens réel de votre phrase...
Dans les deux cas, vous risquez fort de piquer un fard, pour de bon !

Car, et je vous le redis, n'attendez pas de votre correcteur intégré qu'il vous signale quoi que ce soit...


Ne pas confondre : exaucer et exhausser

Dans la très grande famille des homophones de la langue française, je demande exaucer et exhausser... Bonne pioche !

Comme toujours, revenons au sens de ces mots pour fixer à jamais dans nos cervelles francophones et francophiles l'orthographe de chacun :
  • Exaucer : satisfaire, répondre favorablement à une demande, un vœu.
  • Exhausser : augmenter la hauteur de quelque chose, le rendre plus élevé ; surélever. Ce verbe est de moins en moins utilisé.
Petit truc mnémotechnique : dans le sens de surélever, augmenter la hauteur, il suffit de penser au "h" de "hauteur" (encore faut-il, il est vrai, savoir que hauteur prend un "h" !).

Et le petit exemple bien tordu que vous attendiez tous :
Son vœu d'exhausser sa maison d'un étage fut exaucé par son architecte.

Ne pas confondre : envie et envi

Envie ou envi ? Ah, ces fichus homophones de la langue française...
Bien entendu, les deux orthographes existent, il y a donc un vrai risque de faute d'orthographe (ou de coquille car, du coup, le correcteur intégré à votre traitement de texte ne vous signalera pas de faute).

Les deux mots, malgré leur forte ressemblance, n'ont pas la même racine.
Envie nous vient du latin invidia, qui signifie jalousie, haine. Aujourd'hui, on y ajoutera le sens de convoitise,  mais aussi de désir de faire quelque chose, sans oublier le sens de besoin organique (lors d'un long voyage en voiture et en famille, "j'ai envie de..." est généralement l'amorce d'échanges pas toujours courtois, surtout lorsqu'on s'est arrêté quelques minutes auparavant).
Je cite également, pour mémoire, la tâche sur la peau.

Envi est, quant à lui, un héritage du verbe latin invitare, qui veut dire inviter, engager. En (très) vieux français, il signifiait défi, provocation. Aujourd'hui on ne le trouve plus que dans l'expression "à l'envi" (locution adverbiale) qui est synonyme de "à qui mieux mieux".

Retenons donc que envie s'écrit 9 fois sur 10 avec un "e", sauf  si on peut le remplacer par à qui mieux mieux. Facile.

Un petit exemple pour illustrer tout ça ? Allez, c'est parti !
Après le premier tour des élections municipales, les candidats encore en lice répètent à l'envi leurs promesses, pour donner aux électeurs l'envie de voter pour eux.

Ne pas confondre : élucider et éluder

Élucider ou éluder ?

La ressemblance entre ces deux mots peut être fatale. Il ne faut pas éluder la question. Alors, élucidons-la !


Élucider : Rendre clair quelque chose, expliquer ce qui était confus, obscur ; éclaircir, clarifier : Élucider la pensée de quelqu'un. (Larousse en ligne)

Éluder : Éviter quelque chose, s'y soustraire adroitement ; esquiver, escamoter : Éluder une difficulté. (Larousse en ligne)

Petit truc pour retenir la différence : élucider fait penser à lucide (qui juge, voit clairement). C'est mieux que rien.
Bonne journée !