Aposiopèse

Oui, je sais, dès le lundi, c'est inhumain !
D'un autre côté, ça vous laisse quelques jours pour mémoriser et digérer ce qui va suivre, et le servir en société le week-end prochain.

L'aposiopèse est donc une figure de style qui consiste à interrompre une phrase sans achever sa pensée, laissant donc au lecteur (ou à l'auditeur) le soin de la compléter.

La littérature fourmille d'exemples d'aposiopèses. En voici un :
« À mon arrivée au logis, Pauline m'interrompit en disant : - Si vous n'avez pas de monnaie... » Honoré de Balzac, La peau de chagrin
Comme on peut le voir dans cet exemple, l'aposiopèse est généralement matérialisée par les trois points de suspension. Vous trouverez aussi des exemples où l'aposiopèse se caractérise par l'absence de ponctuation (virgule ou point). Je n'insiste pas, cette absence de ponctuation étant très difficile à manier (les phrases devenant un peu ardues à lire et à comprendre).

Bon, de là à parler d'aposiopèse à chaque fois que l'on voit trois points de suspension...


Gril ou grill ?

En ce dernier dimanche de septembre, vous aurez peut-être l'occasion de faire cuire sur le gril de votre barbecue quelques brochettes, histoire de prolonger une atmosphère estivale qui s'éloigne, inexorablement. Et si la météo ne vous le permet pas, alors peut-être irez-vous dans un grill déguster quelques bonnes grillades.

Tout est dit.

Le féminin des mots en -n

Qui ne s'est pas demandé, au moins une fois dans sa vie, au moment de mettre au féminin un mot finissant par la lettre n, s'il fallait doubler ou non ce fichu n ?
Donc, pour celles et ceux qui ont un souci avec cette particularité orthographique (et histoire de réviser un peu pour tous les autres), voici la règle :

Tous les noms, pronoms et adjectifs en -on, -ien ou -ion doublent le n au féminin :
bon fait bonne,
lion fait lionne,
canadien fait canadienne.

Exceptions (eh bien oui, ma chère dame, il fallait bien quelques exceptions, sinon ce ne serait pas du français !) :
lapon (lapone) et démon (démone).

Pour tous les autres noms et adjectifs en -n, on n'ajoute que le e :
plein fait pleine,
voisin fait voisine,
africain fait africaine,
courtisan fait courtisane.

Exceptions :
paysan, Jean, rouan, valaisan.

Trop facile !

Rappel :
malin fait maligne,
bénin fait bénigne.